J'aimerais tant de choses en ce moment. Mais je crois qu'une des plus présentes est cette chose que l'on appelle Amour. Si longtemps que je n'ai pas aimé, et que l'on ne m'a pas aimée en retour. Je dirais bientôt un an. Alors, forcément, les souvenirs m'assaillent comme un château qui se doit d'être fort. Mais je ne le suis pas. Je cède aussi facilement aux sentiments qu'une fleur bleue. Et je cherche partout un amour, je regarde autour de moi, à qui pourrais-je donner et recevoir. Mais mon c½ur est aussi dur que la pierre et personne ne me laisse indifférente. Sauf les souvenirs.
Je rêve qu'on me reprenne dans les bras, et me sentir bien, vouloir me fondre en quelqu'un, comme avant. Les erreurs sont souvent irrécupérables. C'est ainsi, même si une page a été tournée, elle peut se dévoiler longtemps après pour laisser pénétrer un couteau. Les larmes coulent, car je sais trop bien que le passé est le passé. Alors je pense au futur, mais je n'en vois pas. Je ne sais pas de quelle façon entamer mes pas sur le firmament de ma vie. Je cherche l'Amour qui pourrait me tenir la main. Les couples heureux autour de moi me rendent malheureuse. C'est une sale antithèse, mais peu banale. J'aimerais être comme eux, épanouie, avoir quelqu'un qui me tiendrait lorsque je chuterais, vivre de nouvelles choses, me sentir aimée. Encore une fois. Parfois je me souviens, quelques secondes, je ressens à nouveau et je sombre encore.
Il n'est jamais rare de vouloir pleurer par plaisir, pour sentir le bien-être des larmes. Sentir le bien de sa peine, le trou noir du malheur, la source de tout. Provoquer les larmes en écoutant toute la tristesse que tu peux, et fermer les yeux.